Photographe de mariage : un métier de rêves, un salaire de folie, des vacances à foison…

Photographe de mariage : un métier de rêves, un salaire de folie, des vacances à foison…

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Et si on parlait d’un sujet qui fâche ( un peu )… ?

Il s’agit bien évidemment du prix que propose un photographe de mariage. Vous l’avez compris, j’aime bien commencer par des clichés qui ont le mérite d’annoncer la couleur et le ton de cet article.

Généralement lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie : je réponds que je suis photographe sociale… ce qui veut dire que je prends majoritairement en photo des particuliers. Je me suis spécialisée depuis deux ans dans les photos de famille et j’ai choisi de faire beaucoup de mariages. Les plus goguenards me répondent souvent que j’ai choisi de couvrir des reportages de mariage, car c’est ce qu’il y a de plus rentable.

Eh bien, non. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus rentable. Mais j’ai choisi de faire des reportages de mariage, car il s’agit d’une vraie passion qui m’anime et qui rejoint la conception très personnelle que j’ai à propos de la famille.

Lorsque j’ai commencé à proposer mes services en tant que photographe je faisais des devis à 450E pour la journée entière. Autant vous dire que j’y ai perdu quelques plumes et que j’avais un peu la frousse que cela ne marche pas. Et puis j’ai acquis de l’expérience, j’ai appris par moi-même et je n’ai rien lâché. Je me suis beaucoup investie, travaillant parfois sans relâche, regardant des milliers de tutos internet, lisant des bouquins gros comme moi sur la photographie, pour comprendre qu’il ne faut pas juste appuyer sur un bouton pour devenir un écrivain de lumière.

J’ai fait le choix de créer mon auto entreprise seulement deux mois après avoir commencé les reportages de mariage. Un pari fou, je vous assure ! Mais parfois il faut un peu de folie et une bonne dose de courage pour avancer. Enfin, qui dit entreprise, dit charges… et j’ai donc commencé à augmenter progressivement mes tarifs. Ils sont selon certains, dans la fourchette moyenne d’un photographe de mariage. A vrai dire, je ne sais pas trop ce que c’est une fourchette moyenne, mais j’en conclus que ce sont des tarifs qui me permettent de vivre !  Car oui, derrière la passion qui m’anime, c’est un métier que j’ai choisi et qui loin d’être désagréable, a comme toutes les professions, de nombreux désavantages. Pour n’en citer que quelques uns, les week-ends sont très rarement passés à la maison , pour une vie de famille c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. Les nuits passés à retoucher les photos, les problèmes de dos liés au transport du matériel toute la journée….ect. La liste est bien longue, mais cet article n’est pas le cadre d’un dépôt de plainte, bien au contraire !

Enfin bref. Comment s’explique donc un tarif de photographe ? Il y a de nombreux critères qui rentrent en jeux, mais je propose les miens pour vous éclaircir un peu les idées :

  • L’expérience : Il est évident qu’un petit jeune qui commence ne vas pas facturer une journée de photographe de mariage à 1000E. Ca serait tout bonnement  indécent. Cependant, il est du devoir de chaque photographe qui débute, d’informer son client de l’évolution future de ses prix s’il continue son activité. S’il ne le fait pas, la majorité des gens penseront qu’il est possible de trouver un photographe à 200E . Ce n’est pas impossible, mais sera t’il un « bon » photographe ? Lorsque j’ai commencé je ne me voyais absolument pas demander mes prix actuels, mais j’ai acquis de l’expérience. Je sais ou me placer dans l’Eglise, je connais comme le nom de mes dix doigts le déroulement d’une journée de mariage, je sais anticiper, m’organiser… Mais tout cela s’apprends avec le temps, et je suis consciente que rien ne s’acquiert totalement et que cette profession est sujet à des remises en questions permanentes et à une soif d’apprentissage croissante.

 

  • Le regard : Chaque photographe a un style qui lui est propre, une sensibilité qui l’anime et qui le nourrit d’année en année. Et si vous vous dites parfois devant des photos de mariage  » Woaw, cette photo est top !  Il y a de l’émotion, on ressent l’instant » . Alors c’est que le photographe a rempli son travail, et qu’il vous a partagé sa propre sensibilité, ce qui, au passage , n’est jamais facile ! J’ai mis beaucoup de temps à prendre des personnes en photo, car je trouve cela très difficile de capter l’instant, les sourires, l’intimité. C’est pour cela que j’ai commencé par faire des portraits d’enfants, parce qu’avec eux tout est spontané, tout est naturel. Alors j’ai gardé cette démarche dans mes reportages de mariage, je considère que tout le monde garde son âme d’enfant, y compris moi ! Il faut rester simple, c’est ce qui semble être le secret.

 

  • Le matériel : Parlons un peu technique. Le matériel du photographe, c’est un peu comme une collection de pinceaux pour un peintre. Il faut qu’il ait les meilleurs outils de travail, pour que ce qu’il a en tête puisse se réaliser pleinement. Le photographe c’est la même chose, s’il a un pinceau de mauvaise qualité, son trait sera moins précis, moins net. Un boitier professionnelle coûte environ 2000E et ce, sans objectifs qui eux peuvent dépasser les 10 000Euros. La photographie est un beau métier, mais ses outils coutent chers ! Il y a de multiples petits frais, qui lorsqu’ils s’accumulent peuvent très vite chiffrer. ( ex : les cartes SD pro, les sacs, les envois postaux, les frais de galerie en ligne, les impressions …ect ). Tout cela est bien long à rembourser.

 

  • Le professionnalisme : C’est bête à dire, mais de nombreux photographes ne sont pas déclarés, ou ne font pas l’effort, mais ça c’est un autre débat. Alors ou est la frontière entre professionnel et amateur? Je dirais de manière très concrète qu’elle se départage entre ceux qui sont déclarés et ceux qui ne le sont pas. N’oubliez pas que l’état prends 25% du montant de la prestation. Donc, non les photographes de mariage ne gagnent pas un smic par week-end 😉

 

  • Le temps de travail : Savez-vous combien de temps me prends un reportage de mariage ? Si les fiancés choisissent la formule la plus complète allant des préparatifs jusqu’à la première valse, je suis debout pendant 13h00 environ. Rien que ça. Et le temps de post-production c’est environ 15h00 de boulot ( trier les photos, les retoucher, en passer certaines en NB, les mettre sur la galerie, préparer les colis, remplir les clés Usb, faire les tirages…). Ajoutez environ 5h de communication avec les mariés et d’échanges de mails… et on est presque à 33H de boulot. Et je ne compte pas le temps de déplacement. Donc oui, ça prends du temps d’être photographe de mariage.

 

J’espère vous avoir un peu éclairé 🙂

Mais en tout cas j’adore mon métier, et j’espère que cela se sent. Choisir son photographe de mariage c’est avant tout une histoire de rencontre, de match, de feeling… Appelez ça comme vous voulez !

Je serai ravie de prendre un verre ou un café avec vous, si jamais vous franchissez  l’épreuve du formulaire de contact et que vous êtes à la recherche d’un photographe de mariage !